ane1 Un couple étant fait de 2 individus (dans la majorité des cas), je tenais à présenter un des 2 protagonistes, et surtout, comment nous en étions arrivé là. Nous ne suivons pas forcément la même démarche, mais nous en sommes arrivés à la même conclusion. Notre avenir est dans la terre. Alors, je vais faire un peu long, mais c'est nécessaire. Après, c'est promis, je vous laisse tranquille.
Il y a tout d'abord cette éternelle insatisfaction dans les différents emplois que j'ai occupé, et, dernièrement, la prise de conscience que le monde tel que nous le connaissons atteignait une limite dangereuse. L'exploitation sans vergogne des ressources planétaire et des hommes est arrivé à un sommet duquel il faudra forcément descendre un jour. Plus nous attendrons, plus nous nous entêterons à consommer toujours plus des produits sans intérêt réel venus de l'autre bout de la terre, et plus la gifle sera grande. Comme un élastique trop tendu qui vous claque à la figure.
Pour faire bref, j'en avais assez de faire venir de Chine des containers complets de produits bas de gamme destinés à la déchetterie dans les 3 ans à venir (dans le meilleur des cas). Jusqu'à présent, j'ai été complice,  mais désormais, je fais face.
Je me suis demandé à quel moment un produit acheté m'avait rempli de joie durablement. Réponse: jamais.
Par contre, il y a des promenades et des couchers de soleil qui rayonnent encore dans mes souvenirs.
Conclusion: le bonheur n'est pas dans toutes les conneries qu'on peut nous vendre à grand renfort de marketing (tellement ces produits sont formidables!!!!), mais dans les choses simples.
Or, si l'on veut des choses simples, il faut se rapprocher de ce qui les prodigue, à savoir la terre.
Lorsque je suis parti à saint jacques de compostelle, ce que j'ai vraiment adoré, c'est d'avoir seulement des besoins primaires: manger et dormir. J'étais pleinement heureux dans ces moments là, et je ne rêvais pas d'écrans plasma ou de voiture de luxe. Un caillou un peu bizarre ou une ruine sur le bord du chemin, avec une belle lumière, faisait ma plus grande joie.
Je ne suis pas contre le progrès, je suis contre le marketing et ses dérives, à savoir consommer pour consommer. 
Je suis contre la société basée exclusivement sur le capital, où chaque annonce de licenciement est salué par la bourse. Non mais on rêve!!!!!! On ne peut rien à faire à nos échelles car l'individu en tant que tel n'a plus d'existence politique et il est sans pouvoir. La seule possibilité, c'est de faire soit même ce qu'on croit être bon.
Je vous passe les raisonnements sur l'économie, l'immobilier, la mondialisation et toutes ces choses. Je distillerai tout ça plus tard.
Bref, on en arrive aux chèvres, animal placide au faciès comique et profilé, ce qui est suffisant comme argument pour en envisager l'élevage. Un élevage avec un animal pas drôle ne me plairait pas. Faire de la vache par exemple, ça ne me tente pas. L'escargot non plus, bizarement. Et c'est pour ça que je veux un âne aussi. Un petit gris.

anon05