mercredi 03 février
license to build
Dans la confusion des derniers jours, l'électricité s'enchainant au béton et précédant la plomberie, j'ai oublié de communiquer cet évènement, qui en est un car sans lui, point de chèvrerie, point de subvention PMBE, et finalement tout à recommencer.
Donc oui, nous avons le permis de construire pour la chèvrerie. Il a fallu attendre le dernier jour. La DDEA aime bien entretenir le suspense jusqu'au bout, comme dans une bon thriller, sauf que là, franchement, ils auraient pu nous faire gagner du temps en bossant un peu plus. Je vais vous donner mon sentiment. C'est que sur les 3 mois qu'ils ont eu le dossier, ils l'ont à peine parcouru. Parce que des trucs bizarres dans cette demande de permis, il y en avait. Souvenez vous, on avait torché le dossier en un week end, bidouillé les photos et les échelles comme on avait pû. Bref, de l'artisanat agricole. Je vais pas me plaindre non plus. il nous le fallait, on l'a eu, passons à la suite.
Et la suite a eue lieu ce matin (on perd pas de temps). Rendez vous avec le responsable des bâtiments à la chambre d'agriculture pour commencer à remplir le dossier de PMBE. Finalement, on n'aura peut être pas à attendre 6 mois, peut être qu'en mai, on pourra commencer les travaux. Ca serait formidable. Pour l'instant, on a plutôt eu de la chance sur tout, j'espère qu'on va pas caler à 10 mètres de la ligne d'arrivée. Car c'est la tournure que ça prend dans nos esprits. La dernière ligne droite avant la concrétisation de tout l'ensemble. Mai, c'est le mois où arriveront les chevrettes, c'est le mois où nous aménagerons dans la maison, et ça serait bien que ce soit le mois où l'on commence la chèvrerie/fromagerie.
Sinon, les travaux avancent, les dépenses aussi (qu'est ce que c'est cher les matériaux). Demain, je refais livrer du sable et du mélange, on reçoit le gars de la MSA, et vendredi, j'ai loué une mini pelle pour faire les tranchées d'évacuation sanitaire. Pas près de s'ennuyer.
mardi 02 février
notre petite ferme ce matin
dimanche 24 janvier
A plus mal
Plus mal de dos. Fini. Merci l'ostéo. C'est France qui me l'a trouvée celle là. Une formidable. Faut que je vous raconte.
Pendant que je rentrais, France a donc pris le bottin et a appelé les plus proches de la maison. Logique.
Elle a donc trouvé celle là, qui pouvait me prendre quelques heures après. Génial.
Comme je ne trouvais pas, je me suis arrêté à la pharmacie pour demander l'adresse.
"Ah bon, y a un ostéo ici ?"
Pas très rassurant tout ça. la fille prend l'annuaire, et en effet, c'est dans la rue juste à côté. Même pas 100 mètres.
Déjà, dans ma tête, je me dis qu'un ostéo qu'est pas connu de son voisin, et qui peut prendre des patients le jour même, c'est pas bien normal.
Bref, j'arrete de me poser des questions, et je longe la rue, quand je tombe sur une cour avec quelques maisons un peu déglinguées, des palettes, des parpaings, et sur le mur d'une maison, une plaque, couverte de chiures d'oiseaux.
C'est là.
Je suis vraiment pas rassuré à l'idée de confier mes vertèbres à quelqu'un qui ne correspond pas aux critères que je me fais de la profession. Raisonnement stupide bien entendu, mais raisonnement quand même.
je fais tinter le carillon japonais, et la dame vient m'ouvrir quelques instants après, et me fait rentrer dans ce qui pourrait être un salon année 70. Sur les canapés, des dessus de lit que j'ai connu il y a 30 ans, aves des vagues en relief façon velours, et des couleurs flashies. Orange, bleu, vert. Ca dépote là dedans. et sur la table de "massage", une bonne vieille serviette éponge mauve fluo. Seul motif de réconfort, un pupitre et une clarinette dans son étui. Sur une étagère, des jeux de société. rien qui rappelle un cabinet médical, même pas une affiche avec, par exemple un fémur ou une lombaire, un truc qui rappelle un os quoi ! Rien, nada, pas le moindre métacarpe. Là, dans cette ambiance, on est plutôt prêt à faire une crapette en écoutant les Doors.
Ben j'étais pas fier moi. Déjà, je le suis pas quand je vais voir un ostéo, mais là, vraiment, j'avais pas confiance. Je me voyais ressortir avec 2 vertèbres fendues après avoir été essoré comme une vieille serpillère.
Et puis, alea jacta est comme disait l'autre, et en fin de compte ça s'est très bien passé. Même pas un craquement, beaucoup de douceur, même pas cher. Et plus de bobo.
Mission accomplie.
Aujourd'hui, j'ai donc pu refaire du béton sans problème, et on a coulé le premier poteau d'une ouverture dans un mur porteur. Il est sympa le maçon. Il me laisse des outils, et il m'explique comment je peux continuer les travaux sans lui. Mais bon, comme dit mon frère, je suis un peu étanche à la technique. Je suis un diésel d'ancienne génération. Faut faire chauffer longtemps, mais après, ça s'arrête plus. Tellement plus que j'ai arrêté de dormir pour pouvoir me consacrer aux travaux. Toute la nuit, je me pose plein de problème que j'essaye de résoudre, canalisation, dalle, évacuation, enduit, niveaux, je fais je défais puis refais, ça n'en finit pas. Puis, vers 6h30, je m'endors, peu de temps avant que le réveil sonne. Quand j'arrive sur le chantier, tout ce que j'ai fais dans la nuit a disparu. C'est décourageant.
jeudi 21 janvier
Aïe !!!
Un sac de ciment parmis d'autres. Le premier de la série. Comme conseillé, petits exercices d'échauffements . Rotation du bassin. Moulinet des bras. Larges puis rétrécis. Toucher ses pieds les jambes tendues. 5 minutes.
Ok, on y va. Flexion des jambes, dos bien droit, prise du sac à pleines mains. Effort de traction, et clac, un truc qui se déplace dans mon dos. Suivi d'une bonne vieille douleur.
Bon, ben la journée est foutue. Visite chez l'ostéo en fin d'après midi. Deux jours de repos. C'est nul le ciment.
mardi 19 janvier
Mes Pyrénées à moi
Juste pour vous faire partager la jolie vue que j'ai chaque matin en partant faire les travaux. Ca change de la Beauce et ça donne du courage. Bon, parfois, ça donne aussi envie de continuer tout droit direction Luchon.
Alors nous, on est sur les premiers coteaux qu'on voit au second plan, plutôt à droite.



